24-10-2006
« L'Amazonie n'est pas à vendre ! », clame le Brésil...
Le mot forêt possède plusieurs sens. En effet, tous les peuples l'utilisent mais chacun avec une image différente.
Notre terre porte un grand nombre de forêts différentes. Chacune d'entre elles est une communauté complexe d'espèces animales et végétales, dans laquelle se déroulera toutes sortes de processus physico-chimiques et biologiques.
Avant l'extension de la race humaine, les forêts recouvraient presque la totalité des continents.
Nous allons étudier la forêt Amazonienne, pour nous cette forêt représente le poumon de la Terre, ce problème nous touche car cette forêt est immense, elle recouvre 7 millions de Km² soit 13 fois la France, et c'est une des plus grandes forêts mondiales de plus elle est très exploitée.
Cette forêt disparaît chaque jour au profit des hommes. Elle est déboisée pour différentes raisons...
Dans ce dossier, vous trouverez plusieurs articles...
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24-10-2006
« L'Amazonie n'est pas à vendre ! », clame le Brésil
Le Brésil a dit non aux propositions étrangères d'achat et de préservation
des terres de l'Amazonie. Le géant d'Amérique latine a préféré opter pour
un plan « fait maison » de protection de la forêt amazonienne, héritage du
peuple brésilien. Cette position ne signifie toutefois pas que le Brésil
renonce à tout soutien international pour sauver la plus grande forêt
tropicale du monde. Pour preuve : l'ex vice-président américain Al Gore, en
visite dans le pays pour la promotion de son nouveau livre sur le changement
climatique « Une vérité qui dérange » a déjà été sollicité.
Dans un article du quotidien brésilien Folha de Sao Paulo, la ministre de
l’environnement Marina Silva et le ministre des affaires étrangères Celso
Amorim, ont soutenu que les Brésiliens sont les propriétaires légitimes et
les meilleurs gardiens de la jungle amazonienne dont plus de 60% occupe son
territoire. Et de poursuivre : « Les individus préoccupés par le changement
climatique devraient s'occuper d'influencer leurs propres gouvernements »,
ajoutant que les gaz à effet de serre proviennent en grande partie des pays
riches et de leurs combustions d'énergies fossiles.
Or, il faut noter que la déforestation représente un facteur important à
l'origine de variations climatiques, puisqu'une importante quantité de
dioxyde de carbone s'échappe dans l'atmosphère à chaque fois qu'une
portion de forêt est incendiée. Après la combustion des carburants fossiles,
les activités liées à l'utilisation des terres sont en effet les sources les
plus importantes d'émissions de gaz à effet de serre. Dans l'autre sens, le
réchauffement climatique est également une cause de déforestation, puisque
les sécheresses répétées peuvent provoquer des feux de forêt qui a leur
tour déstabilisent le climat.
L'Amazonie, en proie depuis plusieurs années à une exploitation intensive de
la terre (culture du soja notamment) et du bois, connaît une déforestation
massive. Plus de un cinquième de la forêt a déjà été détruite et celle
qui reste est menacée. Au niveau régional, ce phénomène a des conséquences
dramatiques sur la biodiversité, le mode de vie traditionnel et les
possibilités de développement. A l'échelle mondiale, la destruction du dit
« poumon de la planète » ne peut qu'avoir des conséquences néfastes sur
la stabilité du climat, ce qui explique qu'elle soit au centre des
préoccupations internationales.
Le mois prochain, les négociateurs brésiliens présenteront leur nouveau plan
de conservation de la forêt amazonienne à l'occasion de la conférence des
Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Nairobi.
L'objectif principal sera de créer un fonds mondial des forêts tropicales et
de fournir des stimulants capables d'amener les pays à réduire la
déforestation de l'Amazonie à un niveau en-dessous de celui des années
1990.
www.delaplanete.org
Muriel Sakkal
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SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre!
*************************** L'exploitation de la forêt tropicale continue
13 millions d'hectares de forêts tropicales disparaissent chaque année, alors que celles-ci jouent un rôle essentiel pour la régulation climatique et le maintien de la biodiversité.
Un tiers du bois tropical est exporté vers l'Europe. Et la France est l'un des principaux importateurs. Greenpeace se bat toujours pour la préservation de ces forêts. La majorité des importations françaises de bois viennent d'Afrique centrale. Ainsi, au Cameroun, l'arbre Moabi qui est beaucoup utilisé par les populations locales, menace de disparaitre.
Il est utilisé par les villageois pour fabriquer des médicaments et de l'huile. Cet arbre est important pour certains camerounais alors qu'en France il est utilisé pour faire des lames de parquet. Heureusement que le gouvernement camerounais a crée une zone de conservation de Moabi. Cette zone représente 900 000 hectares. Certes c'est un premier pas qui est petit, mais qui sera certainement suivis par d'autres réformes. En Afrique centrale, seulement 10% des forêts tropicales sont protégés.
Même avec ces protections, ce commerce continue. En effet, il existe des trafics illégaux. Ce trafic illégal fournirait 39% du bois importé en France. En ce moment, des associations écologiques essaient de demander auprès de la communauté internationale une aide envers les pays du Sud afin de se doter d'éco-gardes forestiers, bien rémunérés pour éviter la corruption.http://www.adoskuat.com/article-actu-8024-lexploitation_de_la_foret_tropicale_continue.html
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La déforestation de la forêt amazonienne
INTRODUCTION
Le mot forêt possède plusieurs sens. En effet, tous les peuples l’utilisent mais chacun avec une image différente.
Notre terre porte un grand nombre de forêts différentes. Chacune d’entre elles est une communauté complexe d'espèces animales et végétales, dans laquelle se déroulera toutes sortes de processus physico-chimiques et biologiques.
Avant l'extension de la race humaine, les forêts recouvraient presque la totalité des continents.
Nous allons étudier la forêt Amazonienne, pour nous cette forêt représente le poumon de la Terre, ce problème nous touche car cette forêt est immense, elle recouvre 7 millions de Km² soit 13 fois la France, et c'est une des plus grandes forêts mondiales, de plus elle est très exploitée.
Cette forêt disparaît chaque jour au profit des hommes. Elle est déboisée pour différentes raisons.
D’une part les paysans pauvres défrichent les terres, car ils ont été expulsés de leurs terres par de gros propriétaires, la surpopulation ou l'expansion des villes. Ils sont obligés d’émigrer vers d’autres sols qui eux s'épuisent très vite.
Ils doivent donc aller exploiter de nouveaux terrains pour gagner de la superficie, pour faire d’avantage d’élevage et de culture et donc gagner de l’argent pour survivre.
Les firmes multinationales forestières des pays développés ou en voie de développement expulsent les petits agriculteurs de leurs terres pour utiliser leurs terrains, qui leur serviront de pâturages pour les élevages industriels dont les produits seront destinés à l’'exportation.
D’autre part les arbres sont coupés pour une utilisation industrielle (meubles, bois de chauffage, matériaux comme le contre-plaqué,...), et pour la fabrication de papier (glacé, photo, …).
Puis pour accéder aux métaux qui sont dans le sol, les hommes coupent lesarbres pour installer des bâtiments, des mines qui permettront de favoriser l'accès aux métaux.
Mais pour arriver à extraire ou à transporter les métaux, les hommes construisent en plus des voies de communications (routes, chemin de fer,...).
De même pour le pétrole et les gaz, les industries défrichent pour implanter les infrastructures nécessaires, les pipelines.
En Amérique du sud :
l'Equateur, la Colombie et le Venezuela par exemple sont menacés par ces extractions. De plus ces extractions empoisonnent la terre et l'’eau à cause des fuites qui provoquent des marées noires.
Elles circulent lentement à l'aide de l'’eau dans toute la forêt, ce qui empoisonne la faune et la flore. Par exemple l’entreprise Texaco a déboisé plus d’un million d’'hectares rien qu'en Amazonie équatorienne !!!
Enfin les hommes détruisent des hectares de forêts en construisant des barrages hydroélectriques, car l'eau retenue par ces barrages inonde la forêt qu’il y a à proximité, en sortant de son lit naturel.
Ces barrages inondent des milliers d’hectares de forêt surtout au Brésil.
L’homme, par ses activités, blesse la forêt tropicale amazonienne d’une profonde cicatrice. Quels problèmes graves ou irréversibles entraînent ce déboisement intensif ?
Les hommes ne se rendent pas compte de la gravité de leurs actes, la déforestation entraîne des conséquences graves sur le climat, la faune, la flore et la survie des ethnies locales.
LES CONSEQUENCES
Tout d’abord, rappelons que la forêt nous rend d’importants services :
· Elle empêche l'érosion causée par le vent et par l'’eau.
· Elle régularise le débit des rivières et des ruisseaux.
· Elle renouvelle l’'air que nous respirons.
· Elle abrite la majeure partie des plantes et des animaux du monde.
· Elle a une influence sur le climat local aussi bien que mondial.
Mais malheureusement, l’homme ne prête pas attention aux bienfaits de la forêt.
I. Construction de barrages, de mines et de routes.
La forêt Amazonienne joue un rôle vital en protégeant les sols, elle régule leur alimentation en eau et empêche l'’érosion.
Pourtant, l'’homme construit des barrages pour obtenir l'énergie nécessaire au développement économique.
Ces constructions entraînent l’engloutissement de Km² de forêt sous les eaux. Elles entraînent également la construction de routes.
Ces routes et ces barrages exposent des zones forestières auparavant inaccessibles à un nombre élevé de bûcherons, de mineurs, d’'éleveurs et de colons.
Près des ¾ du déboisement de l’'Amazonie se sont produits aux abords de routes bitumées.
Par exemple : moins de 25 années après le bitumage, en 1965 d'’une petite route reliant Belèm à Brasilia, 58% des forêts situées aux abords de cette route ont été détruite sur 100Km à la ronde.
La construction de barrages, de routes et de mines provoque un déboisement important comme nous l'’avons remarqué, mais cette déforestation présente un fort danger pour l'environnement.
En effet dépouillés de leur couverture forestière, les sols sont rapidement lessivés par les pluies torrentielles fréquentes en régions tropicales. Une étude a montré que les sols boisés absorbent 10 fois plus d’'eau que les pâturages.
En plus de cela, on observe des inondations massives. Les forêts retiennent et filtrent l’'eau. Lorsqu’elles disparaissent, l’'écoulement est plus rapide, l'eau de ruissellement érode plus aisément la terre et n’a plus le temps de s’infiltrer lentement vers les nappes phréatiques. Les flots accélérés provoquent des glissements de terrain et le plus souvent, les sols volés aux forêts primaires deviennent stériles.
Les mines appauvrissent également le sol et menace les forêts car il y a une exploitation de métaux et de minéraux précieux comme l'or, les diamants, le minerai de fer, l'étain, l’uranium, etc. Au Brésil, au début des années 1980, la mine à ciel ouvert de Serra dos Carajás, a causé la destruction de 150 000 Km² de forêt.
II. Changements climatiques locaux et mondiaux.
Les forêts ont un rôle essentiel de fabrication d’'oxygène par photosynthèse. Elles séquestrent tous les ans environ 20% du CO2 produit par l’incinération de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel).
Photosynthèse : la synthèse de la nature organique réalisée par les plantes à partir de CO2 (dioxyde de carbone) et de H2O (eau).Cette synthèse se fait en utilisant la lumière comme source d’'énergie. Une réaction se réalise ce qui produit un dégagement de O2 (dioxygène).
Schéma bilan de la photosynthèse
Mais également dans le stockage de gaz carbonique CO2 contenu dans l’atmosphère. Les forêts ont un rôle de régulation de l’atmosphère de notre terre.
a) Le climat propre à la forêt amazonienne.
La forêt tropicale humide régule en grande partie son propre climat. Les innombrables arbres évaporent des quantités incroyables d’eau, cette eau se condense en nuages et retombe à nouveau sous forme de pluie.
Dans le bassin d’'Amazonie, la moitié des précipitations sont issues de cette manière. La végétation absorbe de grandes quantités de lumière solaire et de chaleur. Lorsque la forêt disparaît, il n’'y a plus d'’énergie réfléchie vers l’'atmosphère ce qui peut entraîner localement de grandes variations de températures : elle peut par exemple s'’élever de 12°C par rapport à une forêt humide normale, c'est-à-dire ce qu'’elle est à l’origine.
La déforestation entraîne la désertification :
Dépourvu de couverture végétale, le sol est soumis à de nombreuses dégradations tel les inondations et les expositions au soleil tropical.
Beaucoup de plantes tropicales sont dites « ombrophiles ».
Une fois que l'ombre protectrice des grands arbres a disparue après un défrichement, les plantes soumises au soleil et aux pluies torrentielles ne peuvent subsister : une régénération de la forêt est donc impossible.
Rien ne repousse sur ce sol acide, pollué de métaux lourds et exposé au soleil brûlant des tropiques.
b) Le climat global.
La coupe des forêts exerce ainsi une influence sur le climat global.
Raser, brûler et dégrader les forêts libère des quantités phénoménales de CO2 soit 40% du carbone terrestre.
De plus c’'est un des gaz qui jouent un rôle fondamental dans l’effet de serre (avec le méthane et la vapeur d’'eau).
L’effet de serre : La Terre absorbe des rayonnements solaires qu’elle transforme en chaleur. Cette chaleur est émise sous forme de rayonnements infrarouges. Mais l'atmosphère piège une partie des rayonnements ce qui participe a un échauffement de l’atmosphère. Les gaz à effet de serre augmentent ce piégeage. On peut donc dire qu'il s'agit d’un phénomène naturel amplifié par les activités humaines.
Nous savons que 880 milliards de tonnes sont stockés par la végétation et les sols des forêts terrestres, donc le déboisement représente une libération importante de carbone ; ce qui est assez pour multiplier par deux le niveau de ce gaz.
Cette libération provoque un apport de carbone pouvant s'élever à 1,7 milliards de tonnes, elle constitue la deuxième source d'’émission de carbone issue des hommes sur Terre.
De grandes superficies de terres arables ne sont plus disponibles pour l'agriculture et la désertification progresse.
Le réchauffement de la planète provoque la fonte des calottes glacières, et la montée du niveau de la mer va avoir des conséquences catastrophiques pour les pays côtiers dont le relief est plat.
Pensons par exemple aux pays situés le long de la mer du nord…
III Pertes d’espèces animales et d'’espèces de plantes
L’espace amazonien se fait piller, brûler et grignoter avec une rapidité impitoyable, repoussant les différentes ethnies. En occupant de plus en plusprofondément la forêt les hommes détruisent progressivement la biodiversité, rappelons que la biodiversité est la multiplicité des espèces vivantes.
Dans le cas de la forêt tropicale on parle de biodiversité spécifique car la variété des espèces est maximale. Sa destruction ravage également l'’organisation de la biosphère.
La biosphère est l'ensemble des écosystèmes de la planète comprenant tous les êtres vivants et leurs milieux. Et finalement, la destruction de la biodiversité déséquilibre la biocénose, c'est-à-dire la totalité des êtres vivants qui peuplent cet écosystème.
La forêt tropicale humide est l’une des plus belles merveilles de la nature. Elle abrite un écosystème unique au monde comme quelques-uns des animaux les plus beaux qui soient jaguar, toucans, perroquets...
Tous ont fait de cette forêt leur habitat.
Des millions d’autres espèces n'ont pas encore été répertoriées, voire identifiées.
Par exemple, sur 8 Km² de forêt humide, on peut rencontrer 1 500 espèces de plantes à fleurs, 750 espèces d’'arbres, 150 espèces de papillons, 125 espèces de mammifères, 400 espèces d’'oiseaux, 100 espèces de reptiles et 60 espèces d’'amphibiens.
Concernant les insectes, on peut découvrir 50 espèces de fourmis différentes sur un seul mètre carré.
On estime que le déboisement à lui seul est responsable de la perte de 3 espèces par heure, soit 72 par jour, soit 26 280 par an.
De nombreuses espèces, comme l’orang-outang de Bornéo et de Sumatra, sont en voie de disparition, leurs espèces sont presque éteintes.
D’après la WCU (World Conversation Union) si la déforestation continue au même rythme que pendant les années 90, ces forêts auront perdu un grand nombre de leurs espèces encore existantes d'ici la moitié du XXI ème siècle.
Et le congrès de botanique lui estime que ces pertes pourront toucher jusqu’au deux tiers de toutes les espèces végétales et animales des tropiques.
Il est grand temps de réagir. Avec la perte des surfaces boisées est lié un déclin effrayant d’espèces animales et végétales.
Un exemple dramatique lié directement à la déforestation : la disparition de quelques 300 espèces d’arbres par an.
A la disparition de ces arbres se rajoute la perte d'arthropodes, d'’épiphytes (vit dans les arbres) et d'oiseaux, vu leurs symbioses certaines avec ces végétaux.
On compte une perte approximative de 180 000 espèces d'arthropodes par an.
Le « National Science Board » aux U.S.A affirme que dans 20 ans, 25% de toutes les espèces auront cessé d’exister, la déforestation étant une des causes majeures.
Le nombre d'espèces disparues naturellement est insignifiant, sans l’intervention de l'homme, on compte approximativement entre 3 et 25 espèces disparues par an.
L’intervention de l'homme accélère le processus du déclin des espèces d’un facteur 1 000 à 10 000.
Arthropode :
animal invertébré, avec un squelette externe chitineux, dont le corps est segmenté et dont les membres ou appendices sont composés d’articles tel les insectes, les crustacés, les myriapodes, ou même les arachnides.
La totalité des arthropodes représente 80% de toutes les espèces animales.
Mais la déforestation représente également la disparition de nombreuses plantes et aliments essentiels.
Depuis toujours les plantes sylvicoles nous ont apporté nourriture et nous ont grandement aidé dans la recherche médicale dont nous nous servons aujourd’hui.
En plus 70% des plantes qui sont utiles au traitement pour le cancer par le National Cancer Institute se trouvent uniquement dans les forêts humides.
On utilise aussi les plantes des forêts humides pour soigner les maladies cardiaques, l’arthrite et la contraception à l’aide de médicaments.
Mais aussi certains aliments comme des fruits(citron, banane), des légumes (haricots, okra), des noix (cajou, cacahuète),des condiments (vanille, sucre), des boissons (café, thé), des huiles (palme,noix de coco) et d’'autres aliments comme les céréales sont originaires desforêts tropicales.
Pour finir sachant que nous connaissons moins de 1% des espèces vivantes, leur perte est aussi la nôtre.
IV Les peuples et les petits agriculteurs sont contraints de fuir.
On abuse des droits des ethnies et la survie de leur culture est gravement menacée.
Dans la forêt tropicale, le déboisement menace la survie des milliers de population autochtones habitant la forêt.
Des siècles durant, la forêt a fournit à ces peuples de la nourriture, des refuges, des combustibles, des vêtements et des médicaments.
Elle a été le coeur de leurs cultures et de leurs religions. La déforestation n'est pas seulement un désastre écologique, elle constitue aussi une éradication pure et simple des fondements religieux et culturels de peuples millénaires.
La malnutrition et l’introduction de nouvelles maladies par contacts plus fréquents avec des étrangers ont entraîné une forte croissance de la mortalité.
Sur 9 millions d'’autochtones peuplant l'Amazonie brésilienne en 1500, il en reste aujourd’hui moins de 350 000.
Au cours du vingtième siècle, 90 tribus ont été éliminées.
Le tissu social des groupes survivants est lui aussi anéanti.
De nombreux peuples indigènes font l’'expérience du déboisement comme un nettoyage ethnique.
La condition des peuples au Brésil est très parlante.
Ils ont été dépossédés de la quasi-totalité de leur forêt, en grande partie par des industriels tel des papeteries.
Cette dépossession, pour les peuples, est vécu non seulement comme une agression contre leurs modes de vie, mais aussi comme une insulte à leurs religions selon lesquelles la terre est à l’'origine de la vie.
Ces peuples survivent aujourd’hui sur des minuscules parcelles de terre insuffisantes pour les faire vivre de leur chasse et de leur pêche.
Ils ont envahis les élevages et les plantations qui emploient un grand nombre d'’entre eux comme main-d'oeuvre bon marché.
Beaucoup de ces gens deviennent dépressifs, en 14 ans, 320 indiens se sont suicidés, les tribus brésiliennes ont considérablement souffert de l’invasion de leur forêt par des chercheurs d’'or, qui ont dévasté leurs villages, les ont exposés à des maladies immunitaires contres lesquelles ils n'étaient pas immunisés, ou ils en ont même assassinés.
Les petits agriculteurs sont, eux aussi, responsables du déboisement pour leur survie, ils défrichent ou brûlent la forêt pour ensemencer de petites parcelles de terre agricoles ou ramasser du bois de chauffage.
Les sols des régions tropicales, étant souvent pauvres, s’épuisent après deux ou trois années seulement d'’exploitation. Les petits exploitants abandonnent alors ces terres pour reproduire la même chose un peu plus loin.
Aussi un grand nombre de petits agriculteurs cultivant la terre pour leur propre subsistance alimentaire sont expulsés pour pouvoir créer de vastes plantations mécanisées nécessaires.
Privées de leurs terres, ces populations migrent vers les endroits de la forêt qui leur paraissent des zones ouvertes à tous, vierges, où ils pourront reprendre leurs activités. Dans certains cas, ils y sont d'’ailleurs fortement invités par les différents gouvernements.
En principe le territoire est protégé par la loi, mais il est très difficile de contrôler les bûcherons, les chercheurs d'or et les fermiers blancs qui ne respectent pas la loi.
CONCLUSION
Comme nous l'’avons vu l’'exploitation forestière excessive est dangereuse pour notre environnement, les arbres mettent du temps à repousser. La déforestation a des effets néfastes sur les climats (locaux et mondiaux), sur les peuples locaux, les espèces animales et l’environnement.
Il existe certaines solutions mais les pays riches comme les Etats-Unis et ceux de l'’Europe ne se mobilisent pas assez.
Il existe plusieurs solutions que les pays pourraient appliquer :
· Interdire les importations de bois provenant des forêts primaires.
· Mettre en application une réforme garantissant une redistribution équitable des terres cultivables existantes.
· Réorienter les sans terres vers des zones déjà déboisées.
· Mettre en place un fond global destiné à subventionner les pays en développement pour qu’'ils protègent leurs forêts originelles.
Mais il n’y a pas que les Etats qui doivent trouver des solutions, les entreprises le doivent aussi. Chaque individu doit faire des actions individuelles comme :
· Réduire la consommation de papier et de produits jetables comme les serviettes, les gobelets, et les assiettes en papier.
· Réduire sa consommation de bois et de produits à base de bois.
· Encourager les associations.
· Acheter des produits du commerce équitable comme le café ou les bananes.
Il n’est pas trop tard pour sauver les dernières forêts primaires encore existantes.
Elles doivent être protégées comme des ressources vitales, offrant des services écologiques inépuisables. Elles ne peuvent plus être sacrifiées pour alimenter notre demande en papier toilette, en prospectus, en palettes de chargement ou d’autres tables en aggloméré, qui n’ont pour nous aucune valeur et qui finiront par nous coûter un prix écologique exorbitant.
La demande concernant tous les produits en provenance des forêts primaires doit être réduite.
L'énergie renouvelable peut remplacer le pétrole, le gaz et l’hydroélectricité.
Les cultures commerciales et les élevages de viande bovine peuvent devenir une exploitation écologiquement responsable ne poussant pas à la destruction des forêts.
Une expansion de forêts secondaires plantées d’'espèces indigènes dans des zones socialement appropriées est également possible.
Selon une étude publiée dans la revue Science, 42% de la forêt Amazonienne pourrait avoir quasiment disparu d’'ici 2020.
Or, on estime qu'il est vital qu’'au moins 60% de l'’Amazonie restent intacts si l’on veut espérer que son propre système climatique et hydrologique perdure.
Au dessous de ce seuil, ce qu’il restera de la forêt se desséchera et mourra.
En conséquence certains chercheurs avertissent qu'’en l’absence de mesures immédiates, en ce qui concerne la survie de la forêt Amazonienne, le point de non-retour pourrait être dépassé dans 10 à 20 ans.
Si la déforestation se poursuit et si nous continuons à faire aussi peu pour empêcher le réchauffement de la planète, les effets combinés de ces deux risques majeurs s'avèreront catastrophiques pour une grande partie des forêts encore sur pied.
En effet, le réchauffement de la planète augmente le nombre de sécheresses et donc la fréquence des incendies, le changement climatique est également responsable d’'une forte augmentation des insectes ravageurs forestiers.
Selon une étude d’un centre de scientifiques, d'ici 2050, les forêts tropicales vont commencer à dépérir, particulièrement en Amazonie en raison d’'une diminution des pluies et d’'une augmentation des températures de 7°C. Cette augmentation est la conséquence du changement climatique provoqué par les Hommes.
SOURCE : terre sacrée
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LIRE AUSSI CES AUTRES ARTICLES :
La déforestation de Bornéo :
Grave menace sur les plantes utiles en médecine (WWF)
2006-04-27
LONDRES (Source vérifiée)
La déforestation menace de faire disparaître de nombreuses plantes de l'île de Bornéo potentiellement utiles dans le trai- -tement de certains cancers, du sida et de la malaria, a averti le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un rapport publié jeudi.
La forêt tropicale humide de Bornéo ne couvre plus en 2005 que 50% du territoire contre 74% en 1985, victime de l'ex- -ploitation forestière, des grands incendies et du boom de la production de l'huile de palme.
La biodiversité exceptionnelle de ces forêts suscite pourtant de nombreux espoirs du côté de la recherche médicale, selon le rapport.
Le WWF évoque notamment un composé découvert dans un arbuste de Sarawak.
Le laboratoire pharmaceutique australien Cerylid Biosciences le juge capable de lutter efficacement contre diverses cellules cancereuses.
Le rapport cite également la Calanolide A qui semble efficace pour lutter contre la reproduction du virus VIH à l'origine du sida.
Enfin, les chercheurs auraient trouvé un agent puissant anti-malaria dans l'écorce d'arbres au coeur de la forêt.
L'organisation de défense de l'environnement a établi une liste de 422 nouvelles espèces découvertes au coeur des forêts tropi- -cales humides de Bornéo au cours des 25 dernières années.
"Si la destruction de la forêt se poursuit, le risque est grand de compromettre la découverte de ressources susceptibles de pro6 -duire des médicaments pouvant sauver des vies", a déclaré le Dr. Murray, directeur de la recherche de Cerylid Biosciences, cité dans le rapport.
Le WWF appuie l'initiative "Heart of Borneo" (le coeur de Bornéo en anglais) récemment lancée par les trois Etats qui se partagent la souveraineté sur l'île, l'Indonésie, la Malaisie et le sultanat de Bruneï.
Cette initiative vise à sanctuariser un peu moins du tiers de la surface de la forêt, soit 220.000 km2. Cet espace serait à la fois un refuge pour les espèces menacées de disparition, un lieu pour capter de l'eau et piéger le CO2,
et enfin une mine de découvertes pour les scientifiques...
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En prendre soin donne un sens à la vie.
La déforestation de la planète
prend des proportions alarmantes
LE MONDE | 25.05.05 Une course de vitesse est engagée à l'échelle planétaire pour préserver un bien commun universel : les millions de kilomètres carrés de forêts qui contribuent à l'équilibre de la nature et du climat.
Au rythme actuel, plus de 140 000 km2 de forêts sont détruits chaque année, soit à peu près la superficie de la Grèce.
Mercredi 25 mai, à New York, lors de la 5e édition du Forum sur les forêts des Nations unies (UNFF), la Banque mondiale et le World Wildlife Fund (WWF) réunis au sein de l'Alliance pour la forêt (Forest Alliance) ont à nouveau tiré la sonnette d'alarme.
"Les forêts à haute valeur écologique et économique comme les forêts boréales de l'extrême orient russe, celles des basses terres de Sumatra, les forêts tropicales d'Amazonie et du Congo sont en train de disparaître sous l'effet d'abattages sauvages et des coupes illégales ou peu réglementés ainsi que du défrichage agricole" , affirme le directeur général du WWF, Claude Martin.
Les chiffres sont là : 280 000 m2 de forêts disparaissent chaque minute. L'idée de l'Alliance est d'étendre les zones protégées et d'améliorer la gestion des sites pour réduire le rythme de déforestation de 10 % d'ici à 2010. Avec pour ultime objectif, la définition de règles du jeu com- -munes suffisamment claires pour préserver le patrimoine forestier mondial. L'or vert, d'Amazonie, d'Indonésie ou d'Afrique est exploité, ou plutôt surexploité, de façon anarchique depuis des années.
Et l'existence de zones protégées — 500 000 km2, soit la surface de la France, ont été créés en 8 ans grâce aux financements de l'Alliance — n'est pas un garde-fou suffisant. En Afrique par exemple, les dégradations, les coupes illégales, le commerce incontrôlé du gibier de la savane et les saignées creusées pour extraire du minerai persistent même dans les zones protégées. L'Indonésie, avec son million de kilomètres carrés de forêts, abrite selon le WWF, la biodiversité la plus riche du monde.
Ces forêts procurent non seulement un habitat pour la faune et la flore mais jouent un rôle pivot dans le développement écono- -mique et la subsistance des ruraux pauvres.
Malgré cela, l'Indonésie a perdu plus du quart de sa forêt en cinquante ans.
Des programmes sont en cours pour créer des cadres juridiques réglementant les coupes.
La mauvaise gouvernance, la concurrence sauvage, les luttes de pouvoirs et une vision économique à court terme ralentissent les progrès. Surtout, la carte économique mondiale est en train de changer avec l'émergence de grandes puissances du sud, comme l'Inde et la Chine, très consommatrices de bois et dont il faut tenir compte dans la stratégie globale. Le marché chinois pour le bois industriel, la pâte et le papier est le deuxième du monde après les Etats-Unis. Une étude du WWF publiée en 2004 a fait apparaître que les plantations et les forêts chinoises avaient produit environ 79 millions de m3 de bois à usage industriel en 2003, soit moins de la moitié des 173 millions consommés par les industries du pays.
INDUSTRIE PARALLÈLE
Selon le WWF, la Chine continuera à connaître un sérieux déficit dans ce domaine au cours des prochaines décennies, et devra mettre le turbo dans ses importations.
Cette demande risque de stimuler le développement d'entre- -prises d'abattage forestier dans des régions frontalières sans contrôle, dit l'Alliance, entraînant une industrie parallèle illé- -gale et dangereuse pour l'environnement.
Dangereuse pour l'environnement, la biodiversité, le climat, la déforestation a non seulement un impact négatif sur les populations rurales mais touche les populations urbaines qui dépendent des forêts pour l'approvisionnement en eau potable.
Selon le WWF, c'est le cas de plus d'un tiers des 105 plus grandes villes du monde — y compris New York, Djakarta, Tokyo, Mumbai, Rio de Janeiro, Los Angeles, Barcelone, Nairobi et Melbourne.
La mise en garde lancée à New York par la Banque mondiale et le WWF rappelle à la communauté internationale qu'il faut agir vite.
La préservation de l'environnement, et donc de la forêt, est un des huit objectifs du Millénaire, lancé en 2000 par les Nations unies.
Les études de la Banque mondiale évaluent à 15 milliards de dollars le manque à gagner que les débitages illégaux font perdre aux budgets des pays en développement.
"Cet argent pourrait servir aux gouvernements des pays pauvres pour améliorer les services sociaux et la santé.
Ces pratiques doivent cesser" , dit Ian Johnson, le vice- -président de la Banque mondiale.
Babette Stern Article paru dans l'édition du 26.05.05
28 hectares détruits chaque minute
Milieu de vie : 90 % de la population pauvre, soit 1,5 milliard de personnes, dépendent totalement ou partiellement des forêts pour vivre.
Développement durable : la déforestation avance à raison de 28 hectares de coupes par minute. 30 % à 40 % de la surface des terres dans le monde. Les forêts agissent comme réserves pour 46 % du carbone terrestre et absorbent le dioxyde de carbone qui nourrit l'effet de serre. La destruction des forêts est responsable de la perte de 2 % à 5% de la biodiversité par décennie. On estime qu'environ 137 espèces disparaissent chaque jour dans le monde du fait de la déforestation tropicale. Economie : Le commerce global des produits du bois s'élève à 130 milliards de dollars. Les coupes illégales font perdre 15 milliards de dollars aux pays du Sud chaque année. 47 millions d'emplois sont fournis par l'industrie du bois de la forêt.L'investissement privé est sept fois supérieur à l'aide publique qui y est consacrée.
Les populations de moineaux sur le déclin en Europe, les experts inquiets
2006-04-15
PARIS (Source vérifiée)
Les populations de moineaux déclinent rapidement dans toute l'Europe occidentale, un phénomène encore inexpliqué qui inquiète d'autant plus les experts qu'il concerne une espèce très dépendante de l'homme.
Ce déclin est particulièrement net en Grande-Bretagne où le "Moineau domestique", l'espèce la plus banale qui soit, a été inscrit sur la liste rouge des espèces d'oiseaux menacées, selon le Muséum national d'histoire naturelle de Paris.
"En Grande-Bretagne, c'est de l'ordre de 90% à 95% des effectifs de moineaux domestiques qui ont diminué dans tout le pays depuis 10 ou 15 ans", indique Frédéric Baroteaux, du Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux. "C'est énorme, ils ont quasiment disparu", fait-il remarquer.
Ce constat alarmant a été confirmé par certaines études dans d'autres pays, en Allemagne (50% de diminution des oiseaux à Hambourg en trente ans), en République Tchèque (60% de baisse à Prague en 20 ans), aux Pays-Bas, en Belgique, Italie, Finlande.
En France, Passer domesticus semble suivre la même pente, mais avec un décalage de quelques années par rapport à la Grande-Bretagne et aux autres pays d'Europe, précise-t-on au Muséum: la baisse a atteint 11% entre 1989 et 2003, selon le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Ce déclin laisse penser que c'est l'environnement immédiat du moineau, donc le notre, qui est affecté, selon les experts.
Car le "Piaf" est l'espèce d'oiseau la plus inféodée à l'homme dont il dépend pour son habitat (nids sous les toits, dans des conduits et cavités de toutes sortes) et sa nourriture (débris, miettes de pain). Paris est d'ailleurs un des bastions de l'espèce.
Or les raisons de ce déclin qui concerne les moineaux des villes comme les moineaux des champs, restent floues. On soupçonne des concurrences d'autres espèces, l'intensification de l'agriculture, les pollutions en tout genre, peut-être certaines ondes électro-magnétiques (ondes radio, ondes portables).
"Est-ce qu'il y aurait des maladies, est-ce que c'est dû à une disparition des habitats?" s'interroge Frédéric Baroteaux.
Les moineaux peuvent être affectés par une malaria aviaire, mais elle n'est pas systématiquement mortelle et elle n'a rien à voir avec la grippe aviaire, fait-il remarquer.
Fait troublant, la baisse des populations de moineaux domestiques survient après la quasi disparition (de 80% à 95% entre 1970 et 2000) d'une autre espèce de moineau autrefois abondant en Europe occidentale, le "Moineau friquet".
Inquiets, les ornithologues du Muséum d'histoire naturelle ont mis en place un réseau de surveillance des populations de moineaux domestiques d'Ile-de-France avec dix stations de baguage des oiseaux, à Paris intra muros et autour de la capitale.
"On attrape les oiseaux avec des filets, on les identifie, sexe, âge, mesure etc, on fait des prélèvements de sang et de plumes pour détecter d'éventuelles traces de pollution, et on leur pose des bagues de couleur afin de les identifier à distance", explique Frédéric Baroteaux.
"Parce que le moineau domestique, quand on l'attrape une fois, il repère ensuite les filets et il ne se laisse pas reprendre une deuxième fois", ajoute-t-il. "Avec les bagues de couleur, on peut lire ce code couleur à distance avec des jumelles et identifier les moineaux bagués. Cela nous permet avec des modèles statistiques d'estimer la taille de la population".
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