L’effet de serre et ses conséquences
7 juin 2006 par Jean-Claude
Le mot Arctique vient du mot grec « arktos » qui signifie « ours ». Il est situé sous les constellations de la Grande Ourse et de la Petite Ourse.
Les constellations sont des étoiles très rapprochées les unes des autres, qui, reliées par des lignes invisibles, forment l’image d’un animal, d’une silhouette ou d’un objet.
L’Arctique est constitué, en grande partie, de banquises.
Malheureusement, ces banquises, qui existent depuis des millions d’années, sont en train de fondre et disparaître, à cause du réchauffement de la planète.
Tous les jours, les icebergs partent à la dérive et le marbre de la banquise se liquéfie. Il perd plus de 35,000 kilomètres carrés par année.
L’épaisseur de la glace, qui forme la banquise, a diminué de 40% ces trente dernières années, ce qui est énorme.
Il n’y a qu’une raison qui explique ce phénomène : la planète se réchauffe à cause des gaz à effet de serre.
L’effet de serre
Ce nom a été donné par analogie avec la pratique de construire des serres, ces espaces clos que l’on rencontre le long des routes et dont les faces, en verre ou plastique transparent, laissent passer la chaleur du soleil et la retiennent prisonnière, afin de permettre aux plantes de bénéficier d’un micro climat artificiel qui leur soit favorable.
Pour notre planète, il n’y a pas de parois translucides comme dans une serre. Toutefois, le phénomène est semblable.
La terre absorbe environ la moitié de l’énergie que lui envoie le soleil et c’est cette énergie qui permet à notre planète de se réchauffer.
Pour qu’elle remplisse efficacement son rôle, il faut l’empêcher de s’échapper. Un couvercle est donc nécessaire.
La nature, toujours admirable, nous en a offert un, composé d’eau et de gaz. C’est l’effet de serre.
Ce couvercle contribue à assurer une température propice à la vie (15 degrés Celsius, en moyenne).
Sans ce couvercle, les humains devraient vivre comme les eskimos, avec une température moyenne de -18 degrés Celsius.
Jusqu’à ce que l’homme s’industrialise, l’ensemble était parfaitement équilibré.
Hélas, les gaz, issus des activités humaines, sont venus épaissir cette protection naturelle.
Résultat : sous la serre ou couvercle, la chaleur augmente et comme les activités industrielles augmentent de plus en plus, la chaleur augmente de plus en plus.
L’industrialisation
Avec l’industrialisation, des gaz polluants se sont greffés aux gaz dits naturels.
Il en existe six sortes, dont le gaz carbonique provenant de la combustion du pétrole et du charbon et le méthane issu des activités agricoles modernes.
Paradoxalement, 64% des émissions de gaz à effet de serre proviennent des pays industrialisés, alors que ces derniers ne représentent que 20% de la population mondiale.
Les observations scientifiques démontrent clairement une augmentation considérable de la concentration de ces gaz, soit plus de 30% pour le dioxyde de carbone et plus de 145% pour le méthane.
En ce qui concerne le méthane, des quantités phénoménales sont emprisonnées sous les glaces polaires.
En fondant, ces glaces vont libérer ce méthane qui va accroître considérablement le réchauffement de la planète. Dans le siècle à venir, les températures pourraient s’accroître à un rythme 50 fois plus rapide qu’au cours des 10,000 dernières années. Nous vivons donc sur une corde raide.
Le Golf Stream
Le Golf Stream est un système de courant qui se forme à l’est de la Floride et qui est composé d’eau chaude et d’eau froide.
Il se divise en plusieurs segments, aux tracés sinueux, qui se déplacent en direction de l’est et du nord-est, avant d’aller mourir dans les eaux polaires.
Le Golf Stream est un courant essentiellement chaud (plus de 25 degrés Celsius) qui joue un rôle vital dans la stabilité des zones tropicales et polaires, notamment la face nord-ouest de l’Europe.
Cependant, depuis quelques années, à cause des activités humaines, un courant chaud est venu se joindre au Golf Stream, d’où l’élévation de la température.
Les effets destructeurs
Ce dérèglement provoqué par l’homme déclenche des effets destructeurs, tels les inondations, les perturbations du régime des pluies, les sécheresses fréquentes, les ouragans, les tempêtes, les canicules, les tremblements de terre, etc.
Le nombre de désastres a été multiplié par quatre depuis les cinquante dernières années. L’année 1999 a connu un accroissement notable des tremblements de terre par rapport aux années précédentes.
Est-ce une coïncidence ?
Certainement pas, puisque selon le très sérieux organisme américain de surveillance des phénomènes sismiques, le U.S. Geological Survey, la fréquence des tremblements de terre a doublé, comparativement à la moyenne des années précédentes.
Les zones littorales
À cause de la fonte des glaciers, qui va amener une élévation du niveau des mers, de nombreuses zones littorales vont tout simplement disparaître.
Certaines îles tropicales du Pacifique et des Caraïbes ne dépassent pas trois mètres d’altitude. Elles seront donc, en grande partie, submergées.
Les Maldives sont en première ligne, ainsi que les archipels coralliens.
Considérant qu’une grande partie de la population mondiale vit près des côtes, il y aura donc un déplacement des populations vers l’intérieur des terres, de grandes métropoles étant, en partie, submergées.
Les effets de la pollution
Certaines personnes doutent encore des effets de la pollution sur l’augmentation de la température de la planète.
Pourtant, à chaque année, l’humanité rejette plus de douze milliards de tonnes de déchets industriels dans la nature, soit plus de deux tonnes, en moyenne, par être humain.
Les déchets provenant des États-Unis seulement, rempliraient une file de camions de dix tonnes, faisant vingt fois le tour de la planète.
Certains prétendent que plus de la moitié des milliards de tonnes de déchets est digéré par les océans, les forêts et la terre. Et que fait-on du reste ? De l’autre moitié ? La terre n’est pas un géant avec un estomac capable de digérer des milliards de tonnes de nourriture avariée.
Et les déchets radioactifs, dont certains ont une vie de 75,000 ans, qu’en fait-on ? On les exporte pour la plupart ! Des bateaux remplis à ras bord de produits radioactifs sont affrétés par les pays riches et expédiés vers les pays du tiers-monde.
Avant d’être interdit, l’océan a servi de poubelle aux puissances nucléaires. Elles ont déversé des dizaines de milliers de barils de déchets radioactifs dans l’Atlantique, le Pacifique et la mer de Barents.
Comme ces barils n’ont pas une vie éternelle, qu’adviendra-t-il lorsque les déchets radioactifs s’en échapperont ?
La réaction des puissants
La réaction des puissants de ce monde est toujours la même : chacun prêche pour sa paroisse !
Ils balbutient ! Ils tergiversent !
Les sommets se suivent et se ressemblent ! Tout le monde semble vouloir décider de ne rien décider !
Exemple : le protocole de Kyoto !
On pourrait qualifier de tournant historique ce protocole, si ce n’est que ce tournant historique n’aura duré que ce que dure le temps des roses.
La communauté internationale, comme si elle regrettait ce moment d’audace, se révèle incapable de l’appliquer.
Et ainsi va la vie !
***
Sources :
Reeves, Hubert. Chroniques du ciel et de la vie. Paris : Éditions du Seuil : France Culture, 2005, 200 p. (cote Dewey : 304.28 R332c)
Reeves, Hubert. Mal de terre. Paris : Seuil, 2003, 260 p. (cote Dewey : 304.28 R332m)
Sinoué, Gilbert. À mon fils, à l’aube du troisième millénaire. [Paris] : Gallimard, 2000, 149 p. (cote Dewey : 303.490905 S617a)
SOURCE : LE PORTAIL D'ALBERT
UN AUTRE ARTICLE :
Le "trou" dans la couche d'ozone
pas réparé avant 2065, au lieu de 2050,
selon un rapport de l'ONU
AP | 18.08.06
GENEVE (AP) -- Il faudra 15 ans de plus que prévu jusqu'ici à l'atmosphère
pour se remettre de la pollution et réparer le trou dans la couche d'ozone sur
l'hémisphère sud, a annoncé vendredi l'Organisation météorologique des
Nations Unies.
Selon les scientifiques, il faudra attendre jusqu'à 2065, et non pas 2050,
pour que se répare le "trou" dans la couche d'ozone au-dessus de
l'Antarctique. Ce dernier "ne s'est pas aggravé depuis la fin des années 90,
mais il faut s'attendre à l'apparition d'autres grands trous d'ozone pendant
plusieurs décennies", a expliqué Geir Braathen, un spécialiste de l'ozone,
présentant à la presse les conclusions du rapport de l'Organisation
Météorologique Mondiale (OMM) et du Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE). Le document sera publié l'année prochaine.
Du fait de la réduction de la couche d'ozone provoquée par les émissions de
gaz à effet de serre, la Terre est exposée à des rayons solaires qui
s'avèrent être dangereux: trop d'ultraviolets peuvent causer des cancers de
la peau et mettre à mal l'équilibre de la chaîne alimentaire en détruisant
détruire de toutes petites plantes se situant au début de la chaîne
alimentaire.
Le "trou" dans la couche d'ozone apparaît tous les ans depuis le milieu des
années 80, à la fin de l'hiver en Antarctique -soit en août. Il atteint sa
taille maximale en général fin septembre.
Les experts ont revu le temps de récupération à la hausse en raison de la
poursuite attendue des émissions de chlorofluorocarbone (CFC) dans
l'atmosphère pendant de nombreuses années: ces gaz sont présents dans les
climatiseurs, les sprays aérosols et d'autres équipements du genre.
Mais ils ont ajouté un bémol à ces mauvaises nouvelles: on note en effet une
baisse du niveau des CFC dans les deux premières couches atmosphériques
encerclant la Terre.
"Le niveau de substances détruisant l'ozone continue de baisser après avoir
atteint un pic entre 1992 et 1994 en ce qui concerne la troposphère (plus
basse couche de l'atmosphère) et à la fin des années 90 pour la
stratosphère (deuxième couche principale de l'atmosphère)," a précisé le
secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.
Ces CFC sont de moins en moins utilisés chaque année, selon lui. En 1997, 180
pays se sont engagés à réduire leur consommation, en vertu du protocole de
Montréal.
Le 20 septembre 2005, le trou au-dessus de l'Antarctique avait atteint 27
millions de kilomètres carrés, soit un peu moins que son record établi en
2003 : environ 29 millions de km carrés. AP
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