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LA PESTE NOIRE [27/04/2006]



Epidémie qui ravage l'Europe,
en particulier la France,
de 1347 à 1351.







Dès l'antiquité, on donne le nom de pestes à toutes les épidémies qui font un grand nombre de victimes, sans que l'on puisse savoir aujourd'hui s'il s'agissait véritablement de la peste.

Mais en 1347, c'est bien la peste qui apparaît en Europe.

Partie d'Asie centrale, elle a gagné la Chine et l'Inde avant d'atteindre les bords de la Meditérranée.

En 1347, des Tatars venus du lac Baïkal, porteurs de germes de la maladie, assiègent un port de Crimée.
Plutôt que d'utiliser des boulets, ils expédient leurs morts en guise de projectiles.

Les marchands italiens qui parviennent à s'enfuir de la ville assiégée ramènent ainsi la maladie en Europe.

Transmis essentiellement par la puce du rat, le bacille est celui de la peste bubonique, qui se caractérise par l'apparition de bubons ( inflammation et gonflement des ganglions lymphatiques.) à l'aine, aux aisselles et au cou.

Son dévellopement est extrèmement rapide, 50 à 70 % des personnes atteintes meurent moins de cinq jours après la contamination.

En France, les premiers cas de peste noire, que l'on appele aussi parfois peste de Florence, apparaîssent dans le Midi, au printemps 1347.

Marseille est atteinte au mois de Novembre, puis le Languedoc, Avignon, la Bourgogne, Paris, l'Île de France, la Normandie, la Bretagne, le nord de la France enfin.

En 1349, l'épidémie gagne l'Angleterre et l'Allemagne, l'Europe centrale est atteinte à son tour.

La terreur s'abat sur l'Europe, qui n'a jamais connu un tel fléau.

On estime le nombre de morts à 25 millions.
En France, certaines provinces perdent les deux tiers de leur population. Le chroniqueur Froissart affirme que 16 000 personnes sont mortes à Marseille, 30 000 à Avignon, 45 000 à Lyon, 80 000 à Paris.

La médecine est impuissante à enrayer l'épidémie.

Pourtant, dès l'apparition de la maladie, Philippe VI demande à la faculté de rechercher les remèdes susceptibles de combattre la "pestilence".

Médecins et astronomes remettent bientôt au roi un traité qui recommande d'allumer des feux de bois odoriférants, de se baigner dans l'eau chaude, de ne pas trop manger; les viandes seront de préférence rôties ou accompagnées d'épices si elles sont bouillies. L'eau doit être distillée ou bouillie.

Les médecins recommandent enfin de " faire abstinence de femme..."

Quant aux remèdes, ils se limitent aux laxatifs et aux saignées qui aboutissent, en fait, à affaiblir le patient, plus réceptif encore à la maladie.

Le clergé organise des processions solennelles, tandis qu'apparaîssent, dans le nord de la France, les flagellants, avec tous leurs excès, finalement condamnés par l'Eglise.

En fait, les populations luttent essentiellement contre l'épidémie par la fuite, gagnent les campagnes et les forêts où elles se réfugient dans des cabanes.
Ceux qui ne s'enfuient pas s'enferment dans leurs maisons, comme l'imposent bientôt les autorités. Si la peste pénètre dans la maison, ces dernières font clouer portes et fenêtres. Seule une fenêtre reste entrouverte, pour que l'on puisse ravitailler les habitants de la maison, à moins qu'on ne les oublie.

Lorsque les morts deviennent trop nombreux, on se contente souvent de les jeter dans les rues où les ramassent les membres des confréries. Les cadavres, entassés dans des charettes, sont ensuite hâtivement enfouis dans des fosses communes, hors des agglomérations.

Cette terrifiante épidémie s'accompagne de nombreux excès.

Les survivants, angoissés, craignant de n'avoir que quelques jours à vivre, dilapident leur fortune.

Comme souvent, on s'en prend aux Juifs, accusés de répandre volontairement la peste : des bûchers s'allument à Narbonne, à Carcassonne.

Semis et récoltes ne peuvent être éffectuées en 1348. Aussi, quand l'épidémie s'éloigne, la famine lui succède-t-elle. La plus grande partie des impôts ne peut être recouvrée : les finances royales, déjà mal en point du fait de la guerre, en sont encore amoindries.

Le manque de main d'oeuvre entraînant une considérable hausse des salaires, les autorités, à la demande des maîtres, interviennent pour les fixer.

Cette peste noire réapparaît dans la seconde moitié du siècle, en 1379 notamment, provoquant de nouvelles paniques...

Source : Dictionnaire d'Histoire de France aux Editions Perrin

http://www.editions-perrin.fr

 

 L'Europe du Moyen Age :

 la peste 

 

 

La mort à Caffa La peste en Italie
Catastrophe en France Pogroms en Allemagne
Baisse démographique en Angleterre
 
 

 

Durant l'été 1346 une sérieuse épidémie se déclara dans la cité commerçante de Gaffa (actuellement Feodossia) en Crimée. On lui donna le nom de "peste", alors utilisé pour différentes sortes de maladies. Mais celle-ci avait pour cause le bacille Yersinia pestis, inconnu en Europe depuis l'an 767.

 

 

En l'espace de près de six cents ans, la population du continent avait presque triplé, passant de 20-25 millions à environ 80, et cela avait changé bien des choses dans la société et la culture. Quelles allaient être les conséquences de cette nouvelle épidémie ?

 

 

Si le bacille Yersinia pestis ne s'était pas manifesté en Europe, ce n'était pas qu'il était éradiqué. Nous savons maintenant que c'était une sorte de bombe à retardement, un peu comme si le mal attendait des moyens de communication propices à sa propagation.

 

 

Au Moyen Age, le rat noir espèce recherchant la compagnie de l'homme, était plus courant que le rat brun, aussi porteur du bacille de la peste mais plus farouche. Certains chercheurs pensent que c'est en partie à cause du fait que le rat brun a supplanté le rat noir que la peste a peu à peu disparu.

C'est avant tout un parasite des rongeurs, en particulier du rat, séjournant en permanence (et donc entre 767 et 1346) dans trois grandes régions de l'Ancien Monde où les conditions étaient propices à l'existence des rats le véhiculant.

 

La plus vaste de ces régions, et la plus dangereuse pour l'Europe, couvrait les immenses plaines s'étendant de la Mandchourie à l'Ukraine. Les rats porteurs du baille y vivaient au chaud dans de véritables labyrinthes souterrains.

 

Les deux autres régions étaient le nord de l'Inde et le centre de l'Afrique.

 

Si le bacille pouvait prospérer sur le rat sans le détruire, c'était parce que ce dernier constituait son hôte habituel. La sélection naturelle faisait en sorte qu'il existe des souches qui, certes, tuaient certains individus mais pas en grand nombre, et, parallèlement, des espèces de rats capables de résister au bacille.

 

Mais cet équilibre n'existait pas là où les rats n'étaient pas au contact du mal depuis très longtemps, ni là où le bacille se communiquait à d'autres espèces, telles que l'homme. La mortalité pouvait alors augmenter d'une façon critique pour les porteurs et donc pour le bacille lui-même.

 

Ce n'est que dans certaines conditions que les rongeurs transmettent le bacille à d'autres espèces. L'une d'entre elles est un contact étroit entre le rat et l'homme.

 

C'est pourquoi le rat noir, Rattus rattus, fort répandu au Moyen Age, était un agent propagateur bien plus efficace que le rat brun, Rattus norvegicus, plus courant en Europe à l'ère moderne. Le rat noir, plus doux de nature, recherchait volontiers la compagnie des hommes dans les maisons et sur les bateaux. Le rat brun est plus agressif mais plus craintif.

 

La puce du rat, Xenopsylla cheopis, joue un rôle important dans la transmission des maladies à l'homme. En général, elle ne s'en prend pas à lui, mais elle peut le faire si elle quitte un rat mort en train de refroidir et n'en trouve pas d'autres pouvant l'accueillir. Une fois l'homme contaminé, le mal se propage d'un individu à l'autre.

 

A l'époque moderne, avant la découverte des antibiotiques, la mortalité due à la peste bubonique était de 60 à 70 % des personnes atteintes.

 

A son stade ultime, elle peut se muer en peste pulmonaire, dont la mortalité est de près de 100 % et qui se transmet directement par les voies respiratoires. Les rats peuvent également l'attraper et la transmettre à l'homme par la voie aérienne.

 

 

 

 

La mort à Caffa

 

 

 

 

C'est cette maladie qui a éclaté à Caffa durant l'été 1346. Et, même si l'on estime que l'histoire de la peste appartient plutôt à la zoologie (du fait que l'homme n'y joue qu'un rôle secondaire) on peut constater ici que les facteurs humains ont été déterminants.

 

Ce n'est pas un hasard si la peste noire a éclaté à Caffa justement à cette époque ni si elle a eu les conséquences qu'on lui connaît. Caffa était un nœud important pour les Génois, qui avaient longtemps, avec les Vénitiens, dominé le commerce entre l'Orient et les pays méditerranéens.

 

Un demi-siècle plus tôt, en 1291, ils avaient établi une liaison maritime avec l'Europe de l'Ouest , via Gibraltar. Les relations entre la Méditerranée et l'ouest et le nord de l'Europe s'en trouvaient facilités par rapport au temps des anciennes voies commerciales. Mais les rats pouvaient monter à bord des navires.

 

De Caffa, des caravanes partaient pour la Chine. L'évolution politico-militaire au cours de XIIIe siècle y avait notablement facilité les relations avec les pays lointains. Le puissant empire mongol fondé par Gengis Khän (1162-1277) s'étendait de la Chine au sud et au centre de la Russie.

 

Il y avait institué un réseau de communications basé sur des courriers à cheval capables de couvrir 150 kilomètres par jour plusieurs semaines de suite. Les armées parcouraient des distances considérables et des caravanes reliaient régulièrement la Chine, le Proche-Orient et la côte de la mer Noire.

 

Mais toutes ces voies traversaient précisément la ceinture de prairies où vivaient des myriades de rongeurs porteurs de la peste. La transmission du mal entre des rats épargnés jusque-là et des êtres humains qui y étaient peu résistants n'était plus qu'une question de temps.

 

Les Européens auraient pu se méfier de ce qui s'était passé en Orient, mais pas prendre des mesures préventives efficaces. Les documents de l'époque parlent d'épidémie emportant, dans certaines provinces de Chine, 90 % de la population.

 

Un tel phénomène était jusque-là inconnu, même en Chine. Et les épidémies continuaient d'y faire rage. On pense q'en 1200 ce pays comptait 123 millions d'habitants, c'est-à-dire à peu près le double de l'Europe. Mais, en 1393, ce chiffre était réduit de moitié : environ 65 millions. Et ce principalement à cause de la peste.

 

En Crimée, l'épidémie éclata en premier lieu dans une "armée tatare" venue de l'est mettre le siège à Caffa. Les chrétiens de la ville virent tout d'abord leur salut dans ce mal qui ravageait les rang ennemis.

 

Mais le général Kiptchäk khän Jambeg était un précurseur de la guerre bactériologique. A l'aide de ses puissantes catapultes, il envoya des cadavres de soldats morts de la peste par-dessus les murs de la ville.

 

Le chroniqueur italien contemporain Gabriel de Mussi, originaire de Piacenza, écrit : "Comme on pouvait s'y attendre, l'air et les sources n'ont pas tardé à être souillés et le mal s'est ainsi répandu dans la ville si vite que bien peu de ses habitants eurent la force d'y échapper".

 

 

 

 

 

La peste en Italie

 

 

 

On pense que se sont des navires de commerce de Caffa qui ont propagé le mal vers l'ouest, en commençant par Constantinople. A l'automne 1347, il avait atteint Messine.

 

Le franciscain Michel Platensis de Piazza témoigne en ces termes : "Au mois d'octobre de l'an de grâce 1347 arrivèrent de Gênes dans le port de Messine 12 navires ayant fui le fléau que le Seigneur leur avait envoyé en châtiment de leurs pêchés. Ils apportaient un mal si contagieux qu'il suffisait de parler avec ceux qui en étaient affligés pour être soi-même mortellement atteint, sans espoir de guérison".

 

Il décrit aussi les symptômes : "bubons, fièvre et crachements de sang. La maladie durait trois jours, le quatrième la victime mourait."

 

Quand les habitants de Messine comprirent à quel point ce mal était contagieux, ils passèrent à l'action.

 

"Quand ils virent quel malheur et prompt trépas avaient frappé les Génois, les habitants de Messine les chassèrent en toute hâte de la ville et du port. Mais le mal ne s'arrêta pas.

 

Nul ne pensait à autre chose qu'au moyen d'éviter la contagion. Le père laissait là son fils malade, les notaires de la cité refusaient de venir recueillir les dernières volontés des mourants, les prêtres d'entendre les confessions.

 

Les cadavres étaient abandonnés sur place et personne ne leur donnait de sépulture chrétienne. Les maisons des morts restaient ouvertes, avec bijoux, argent et autres biens précieux, sans personne pour les garder.

 

L'épidémie était survenue si vite qu'on n'avait pas eu le temps de prendre de mesures préventives... Les gens quittèrent la ville en foule et allèrent dresser leurs camps dans les forêts. D'autres cherchèrent refuge près de sainte Agathe à Catane. C'est là que la reine de Sicile était venue avec son fils, messire Frédéric...

 

Processions et pèlerinages furent organisés dans le but de fléchir Dieu. Mais rien n'y fit, la peste se déchaînaient plus que jamais... Il ne servait à rien de fuir, car le mal suivait ceux qui fuyaient. Certains d'entre eux tombaient le long des chemins et s'en allaient à l'écart, afin de mourir dans les champs, les forêts ou le long des rivières. Ceux qui parvenaient jusqu'à Catane poussaient leur dernier soupir à l'hospice. A la demande de la population épouvantée, le patriarche interdit sous peine d'excommunication d'enterrer dans la ville quiconque venait de Messine et leurs corps étaient jetés dans de grandes fosses en dehors des murs."

 

Ce n'est pas le seul récit de la sorte qu'on possède. Ce que Michel Platensis raconte ici sur Messine vaut pour bien d'autres endroits. Par exemple le fait qu'on pensait que ce mal était envoyé par Dieu en châtiment des péchés. Mais aussi les moyens auxquels on avait recours pour conjurer le sort : processions, pénitences, culte des saints et des reliques.

 

En divers endroits, les gouvernants cherchèrent aussi à prendre des mesures contre l'épidémie. Mais, à Venise, les médecins s'enfuirent de la ville, laissant tout le travail aux chirurgiens qui étaient alors considérés comme bien moins qualifiés.

 

Le 30 mars 1348, le conseil de la cité constitua donc un comité de salut public de trois membres. Celui-ci fit au moins creuser de grandes fosses sur les îles de sables de la lagune et organisa un système de transport des cadavres. Mais les édiles et les personnes les plus aisées se mirent à fuir la cité et tout ce bel édifice s'écroula.

 

Les documents de l'époque ont bien des choses à nous dire sur la peste noire en Italie. L'écrivain Giovanni Villani, qui en mourut lui-même en 1348, nous informe que les deux tiers de la population de la Sardaigne et de la Corse en furent victimes.

 

A Majorque, on avance le chiffre de huit morts sur dix, à Venise de trois sur quatre et à Pise de sept sur dix. A Florence, des sources contemporaines indiquent un nombre de morts allant de 60 000 à 100 000 (c'est-à-dire de 60 à 100 %).

 

 

 
Progression de la peste entre 1347 et 1350. Cette épidémie était la première en son genre, en Europe, depuis près de 600 ans. Mais il y en eut beaucoup d'autres jusqu'au XVIIe siècle.

 

La plupart des historiens considèrent que ces documents exagèrent fortement. Et il est certain qu'il faut prendre les chiffres que nous ont laissé les écrivains de l'époque avec une pincée de sel. Il est cependant possible qu'ils ne soient pas très loin de la vérité.

 

La peste pulmonaire, avec sa mortalité de près de 100 %, fut très fréquente au cours de cette épidémie. Étant donné que ce mal touche des groupes de rongeurs et d'êtres humains un peu plus résistants, il est raisonnable de penser que ce premier accès depuis bien longtemps fut particulièrement grave.

 

Et l'on sait que lors de certaines épidémies du XVIIe siècle la mortalité dépassa 50 %. C'est ainsi qu'en 1630-31, 17 000 personnes sur un total de 37 000 sont mortes à Crémone, 25 000 sur 32 000 à Mantoue et 65 000 sur 132 000 à Milan.

 

Ce qu'on ignore en revanche, c'et la façon dont la population était contaminée dans son détail. Jusqu'à présent, les historiens modernes ont considéré que le mal frappait de manière très diverse suivant les endroits. Il semble ainsi que Milan y ait échappé cette fois-là.

 

Mais les sources dont nous disposons sont bien fragmentaires et seules certaines régions très localisées ont pu être examinées de près. Il est souvent plus facile de se faire une idée précise de la diminution de la population sur une période assez longue que pendant l'épidémie elle-même. La province la mieux connue de ce point de vue en Italie est la Toscane.

 

Dans la région de Pistoia, la population ne se montait plus, en 1400, qu'à environ 38 % de ce qu'elle était vers 1340. La commune la plus richement documentée est celle de Prato. La population y a baissé graduellement, tant avant 1348 qu'après. Il faut donc admettre que la peste ne constitue pas la seule explication à ce phénomène.

 

Certains historiens modernes pensent qu'il est possible que la population de l'Italie ait diminué de moitié du seul fait de la peste, et il n'est pas exclu que ce chiffre soit inférieur à la réalité.

 

 

 SOURCE :

 

 http://mboullic.club.fr

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UNE ORDONNANCE DE 1436 A L'OCCASION DE LA PESTE
(D'après un article paru en 1853)

Voici l'ordonnance arrêtée au consulat de Béziers le jeudi 12 avril 1436, pendant une épidémie qui ravageait la ville. Nous en donnons la traduction d'après le registre des procès verbaux de l'hôtel de ville, imprimés dans le Bulletin de la société archéologique de Béziers :

 Dimanche prochain il sera fait une procession générale où sera porté le corps de N.-S. Jésus-Christ avec les cierges allumés de toutes les confréries et corporations de métiers. On y portera aussi toutes les reliques des églises de Béziers, et le dais sera tenu par des prêtres et non par des laïques. On partira de Saint-Nazaire (la cathédrale), et on se rendra au cimetière de Saint-Aphrodise où il y aura prédication solennelle. La grosse cloche de la cathédrale sera sonnée aux frais de la ville. Les gens du commun suivront la procession avec un cierge en leur main et les pieds nus, tous ceux qui pourront le faire.


 Les prêtres les plus recommandés par leur dévotion seront choisis parmi le clergé des églises et des monastères, pour dire des messes votives ordonnées par le conseil de la ville.


 Comme le dimanche n'est pas assez rigoureusement observé, on aura à s'abstenir de vendre ce jour-là quelque marchandise que ce soit, aussi bien que de jouer aux dés, aux osselets ou au palet. Tout le monde devra être aux églises pour entendre la messe, les vêpres et le sermon.


 Les chefs des métiers seront avertis que la cloche sonnera les samedis à heure de vêpres, pour que le travail cesse incontinent dans les ateliers.


 Les cordonniers ne feront le dimanche de chaussures neuves pour personne, ni les tailleurs d'habillements neufs, et leurs ateliers seront fermés. Fermées aussi seront les boutiques des apothicaires et de tous les autres marchands, pour que rien ne se vende ce jour-là.


 Tous les tribunaux de Béziers seront fermés également.


 Les bouchers ne tueront plus le dimanche pour la vente du lundi. Les viandes débitées le lundi seront tuées le matin même.


 Les ordonnances rendues par le sénéchal de Carcassonne et de Béziers au sujet des jeux de hasard et des blasphèmes, seront publiées de nouveau.


 On prendra des mesures à l'égard des excommuniés.
10° Les maisons mal famées de la ville seront l'objet d'une surveillance particulière.


11° Les taverniers ne se tiendront pas le dimanche dans leurs tavernes, qui sont lieux où l'on joue et où l'on jure.


12° Les rôtisseurs et chandeliers ne feront cuire le même jour ni viande, ni quoi que ce soit, dans leurs fours et fourneaux.


13° Les rues seront nettoyées de toutes les ordures qui engendrent l'infection ; les inspecteurs des rues y prendront garde.

 

SOURCE :  http://www.france-pittoresque.com/costumes/indexb.htm 

 

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Un autre excellent ouvrage, aux mêmes éditions,

http://www.editions-perrin.fr

ouvrant sur une réalité jusqu'alors ignorée de tous...

Le chemin des amours barbares
Genèse médiévale de la sexualité européenne

Pages : 612 - ISBN : 2-262-02010-8 -

Date de parution : Mars 2003


- Auteur(s) : Jean-Pierre POLY

Entre la fin de l’Antiquité et la renaissance du XIIIe siècle, le sexe médiéval fait triste mine. L’amour courtois serait venu fleurir, brusquement, sur le terreau répugnant de plusieurs siècles obscurs de bestialité barbare. En fait, la sexualité, ses comportements, sa législation, son imaginaire, entre Saint Augustin et Saint Louis, n’avaient jamais été réellement étudiés. Georges Duby, l’immense médiéviste, s’était attelé à la tâche, à la fin de sa vie, accompagné par son élève déjà expérimenté, Jean-Pierre Poly. A la mort du maître, celui-ci s’est chargé de mener l’œuvre à son terme. Voici ce livre considérable, qui montre comment s’est mis en place le système de parenté, à travers la sexualité et la prohibition de l’inceste, sur lequel s’est construite la société occidentale. Sa principale originalité est de faire apparaître l’apport essentiel des civilisations nordiques - en particulier scandinaves - à côté de l’héritage méditerranéen antique : l’arbre, symbole de la grande forêt septentrionale, représente le Nord ; le temple est ce que, au Sud, la Grèce et Rome ont légué à l'Europe chrétienne.



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