SCANDALEUX !!!
12/06/2007 (Belga) Les ministres européens de l'Agriculture ont définitivement approuvé mardi un nouveau règlement controversé sur les produits biologiques qui autorise notamment la présence fortuite d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ces produits...
SUIVI DE :
AGRICULTURE BIOLOGIQUE ET LUTTE
CONTRE LE RéCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
La FAO vient d'annoncer officiellement, lors de son dernier congrès, en début mai 2007, que l'Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète!
Selon la FAO, non seulement l'Agriculture Biologique peut-elle nourrir la planète entière mais en plus sans impact sur l'environnement et en limitant considérablement la problématique du réchauffement climatique.
Mercredi 27 juin 2007
La ministre de l’Agriculture, Christine Lagarde, aurait voulu torpiller le Grenelle de l’environnement,
prévu à l’automne prochain qu’elle ne s’y serait pas prise autrement. Comme ses 26 collègues
européens, elle a voté l’établissement d’une nouvelle norme concernant la tolérnce des traces d’OGM
dans… les produits bio, qui pourront en contenir jusqu’à 0,9% […] Même Alain Juppé, ministre de
l’Ecologie, s’est déclaré gêné. Les écologistes, particulièrement les ONG comme Greenpeace, protestent :
« Désormais, on accepte le principe de la dissémination des OGM. »
Sources : Le Grenelle de l’environnement pollué par les OGM, Marianne N°530, 19 juin 2007, p. 53
Commentaires du Mendiant :
Le 12 juin 2007 sera donc à marquer d’une pierre noire : c’est le jour où le Conseil européen, toujours
prompt à aller à l’encontre du Parlement européen (qui préconisait un encadrement strict des productions
biologiques) a officiellement voté la mort de l’agriculture biologique « traditionnelle »
Comme les autres produits, la bio pourra donc contenir dès 2009, sans aucun avertissement sur les
étiquettes, jusqu’à 0,9% d’OGM. Résultat : les OGM seront pour le coup vraiment partout ! Voir le guide
La bio a toujours prodigieusement emmerdé les industriels : au-delà de produits réputés plus sains,
la bio obéit en effet à un certain nombre de valeurs qui, par contraste, font de l’ombre au business
productiviste. La bio se doit, par exemple, de respecter les hommes, qu’ils soient producteurs,
distributeurs ou consommateurs.
La banalisation du cahier des charges est donc une aubaine pour les industriels. Déjà, la bio n’apparaîtra
plus comme « aussi spéciale que cela » ! Surtout, la nouvelle réglementation permettra de multiplier les
surfaces de culture, notamment dans les pays de l’Est à plus bas coût, sans se soucier d’une possible
contamination. Il sera plus facile et moins coûteux de produire bio et les industriels pourront inonder les
linéaires des hypermarchés de produits bio « premier prix »…
Comme le souligne le communiqué de presse des acteurs de la bio : « Nous avions pourtant alerté la
ministre sur le risque majeur que représentait ce nouveau règlement pour l'agriculture biologique, une telle
banalisation du cahier des charges la détournant de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux. »
Que nenni ! Le nouveau gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui n’est pas en matière d'écologie à une
contradiction près, s’est empressé de voter pour ! Mais attention : Madame Lagarde ne s'est pas,
comme l'écrit Marianne, contentée de suivre le troupeau. En réalité, 4 pays ont osé voter contre le texte :
la Belgique, l’Italie, la Hongrie et la Grèce.
Sans doute pour la féliciter de son vote courageux, Christine Lagarde, a été promue au Ministère de
l’Economie, où elle a été présentée comme une fervente adepte du libéralisme… Quant à Juppé qui avait
osé exprimer sa gêne, on connaît le sort qui lui fut réservé par les électeurs. Le Grenelle de l’environnement
s’annonce décidément bien schizophrène…
Quelques pistes de Consomm’Action :
Est-ce vraiment la mort de la bio ? Non bien sûr car la résistance s’organise. Mais alors que le consommateur
commençait à clairement identifier le logo bio et à acheter en confiance, il va falloir à nouveau lui expliquer que non,
finalement, un tel logo n’est pas suffisant et qu’il doit plutôt chercher les labels « Nature & Progrès » ou « Demeter »
qui, eux, garantiront toujours leurs produits contre les OGM mais à quel différentiel de coûts par rapport au bio galvaudé ?
Le Mendiant Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous… Système: le gouvernement contre l'agriculture biologique! 2007 © Benoît Saint Girons Photo: Hoa Lu, Vietnam, 1997 © Benoît Saint Girons
Scandaleux !!! Les produits bio pourront contenir des OGM...
12/06/2007 (Belga) Les ministres européens de l'Agriculture ont définitivement approuvé
mardi un nouveau règlement controversé sur les produits biologiques qui
autorise notamment la présence fortuite d'organismes génétiquement modifiés
(OGM) dans ces produits.
Le nouveau texte étend en réalité aux produits bio les dispositions
européennes déjà en vigueur depuis 2004 concernant les présence "fortuite
ou techniquement inévitable" d'OGM dans les aliments conventionnels.
Ainsi, si un produit conventionnel contient plus de 0,9% d'OGM, il doit être
étiqueté comme tel. En deçà de ce seuil, aucune indication au consommateur
n'est prévue. Suite au vote de mardi, ces dispositions seront également
valables pour les produits biologiques pour lesquels aucune norme n'existait
jusqu'à présent.
Ce règlement controversé a été approuvé par une large majorité d'Etats
membres, en dépit de l'opposition de la Belgique, de la Grèce, de l'Italie et
de la Hongrie. Le Parlement européen s'était de son côté prononcé pour un
taux maximal de contamination de 0,1%, soit le seuil de détection. Son avis
n'a toutefois aucune force contraignante, la Commission européenne et les
Etats membres ayant refusé d'associer formellement les députés au projet.
(AdValvas avec Belga)
http://www.advalvas.be:80/fr/infos-actualite-Les-produits-bio-pourront-contenir-des-OGM+15652+67
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http://terresacree.org Agriculture Biologique et lutte contre le réchauffement climatique
La FAO vient d'annoncer officiellement, lors de son dernier congrès, en
début mai 2007, que l'Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète!
Selon la FAO, non seulement l'Agriculture Biologique peut-elle nourrir la
planète entière mais en plus sans impact sur l'environnement et en limitant
considérablement la problématique du réchauffement climatique.
Comment les différents gouvernements vont-ils réagir face à une telle assertion?
De deux choses l'une:
1. Ou la direction de la FAO a perdu complètement la tête et ses experts ont
succombé à une crise de passéisme aigu ou bien ont été soudoyés par une
puissance occulte qui cherche à détruire les fondements de la société
occidentale, moderne, progressiste et civilisée. Dans ce cas, il semble
extrêmement urgent que les états membres cessent immédiatement de financer
cette institution internationale dont les ramifications s'étendent sur toute
la planète et qui risquent de déstabiliser le monde civilisé. En effet, la
FAO, ou Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture,
est une organisation représentant 189 États membres (plus la Communauté
Européenne): elle est financée par les contributions de ses membres et elle
emploie 3600 personnes sur toute la planète.
2. Ou bien la FAO a totalement raison. Et cette possibilité donne froid dans
le dos car elle implique que depuis 60 années, les multinationales de
l'agro-chimie avec la complicité de certaines administrations corrompues au
sein des états, ont délibérément menti et ravagé la sphère planétaire en
promouvant une agriculture hautement toxique qui a:
- empoisonné l'humanité et les animaux domestiques avec des milliers de
pesticides.
- empoisonné les nappes phréatiques et les cours d'eau.
- détruit la quasi-totalité de la biodiversité alimentaire.
- produit une alimentation exempte de substances nutritives.
- instauré une insécurité alimentaire généralisée, en particulier dans
les pays pauvres.
- détruit la petite paysannerie.
- détruit les forêts tropicales pour installer des monocultures.
- provoqué une érosion irréversible et des processus de désertification
planétaire.
- épuisé les ressources en eau.
- libéré de très grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.
Si la FAO a raison, on comprend pourquoi le président de l'Académie
Nationale des Sciences, Roger Heim, déclara en 1963, dans sa préface à la
traduction française de l'ouvrage de Rachel Carson "Le Printemps
Silencieux": « On arrête les "gangsters", on tire sur les auteurs de
"hold-up", on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou
prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics
instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs
profits et à leurs imprudences?»
Qui mettra en prison les empoisonneurs publics?
En attendant de trouver une réponse, que nous espérons rapide, à cette
question essentielle, faisons le point sur les déclarations de la FAO qui
constituent une véritable déclaration de guerre à l'agrochimie.
Selon cette institution vénérable, les avantages de l'Agriculture Biologique
sont innombrables. En effet, cette forme d'agriculture respectueuse de
l'environnement permet:
- de nourrir toute la planète avec des aliments sains, hautement nutritifs et
exempts de poisons.
- d'économiser les réserves en eau.
- de limiter l'érosion des sols et de permettre une percolation totale des
eaux de pluie.
- de préserver la biodiversité alimentaire en gardant précieusement les
variétés traditionnelles qui sont plus résilientes et donc plus capables de
s'adapter aux bouleversements climatiques.
- de générer des circuits courts et de promouvoir la sécurité alimentaire.
- de sauvegarder la petite paysannerie traditionnelle.
- de régénérer l'agro-foresterie traditionnelle.
- de lutter contre le réchauffement climatique en supprimant les fertilisants
chimiques et les pesticides et en fixant le carbone dans le sol de par sa
teneur augmentée en matière organique.
- etc.
L'agriculture va être un des secteurs les plus fragilisés par des
bouleversements climatiques drastiques alors que les glaciers fondent, que les
températures montent, que certains océans ne peuvent plus absorber le CO2 et
que les réserves alimentaires de la planète sont au plus bas suite à des
sécheresses répétées, à une pénurie généralisée en eau douce et à la
promotion des nécro-carburants.
Quelle est la responsabilité de l'agriculture conventionnelle moderne dans la
problématique du réchauffement climatique?
Selon l'agronome Claude Bourguignon, "par le gaz carbonique qu'elle rejette,
l'agriculture intensive contribue pour un tiers au réchauffement de la
planète."
Selon Jean-Marc Jancovici, "si l'on tient compte de tous les gaz à effet de
serre pris en compte dans les négociations internationales, et pas seulement
du CO2, alors la répartition change : c'est l'agriculture qui arrive en
tête! ( avec 26 %). Cela est notamment dû aux émissions de gaz dits mineurs
(CH4, N2O) qui sont respectivement dus à l'élevage bovin et à
l'utilisation des engrais".
Certains spécialistes des sols considèrent que la perte d'1% de matière
organique dans le sol équivaut à une libération de 20 tonnes de dioxyde de
carbone, ou CO2, par hectare. Ainsi, la perte de matière organique dans les
grandes plaines des USA a t-elle générée plus de CO2 que toutes les
automobiles produites dans ce pays!
Selon le Professeur Pimentel de l'Université de Cornell aux USA (un
spécialiste de l'érosion de sols), l'agriculture intensive US libère tous
les ans 420 millions de tonnes de CO2 (sur les 6 milliards de tonnes libérées
annuellement dans le pays).
Selon le CITEPA en France, l'agriculture et la sylviculture seraient
responsables à hauteur de 16% des 534 millions de tonnes de CO2 libérées
dans l'atmosphère en 2005, à savoir 86 millions de tonnes de CO2.
Non seulement les sols de l'agriculture intensive ne peuvent-ils plus stocker
le CO2 mais, en plus, ils en sont une source considérable. Pourquoi? Tout
simplement parce qu'ils sont morts. Selon l'agronome Claude Bourguignon:
"Sur l'ensemble de l'Europe, environ 90% de l'activité biologique des sols
cultivés a été détruite par l'agriculture intensive. Je dis bien :
détruites. Les zones les plus ravagées sont l'arboriculture et la vigne. Or
l'activité biologique des sols est indispensable pour l'écosystème. Le sol
est une matière vivante : sur trente centimètres d'épaisseur, il concentre
80 % des êtres vivants de la planète. Les vers de terre, à eux seuls,
pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols
abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d'organismes qui
se nourrissent de la matière organique. Or en Europe, le taux de matière
organique du sol est passé de 4% à 1,4% en cinquante ans...
En France, 60 % des sols sont frappés d'érosion. Actuellement, nous perdons
en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an."
En fait, certains sols betteraviers en France, par exemple, perdent 100 tonnes
de sol par hectare et par an. Cela signifie qu'il faut 2000 ans pour réparer
20 années d'agriculture intensive betteravière si on laisse la nature
reprendre ses droits.
L'agriculture intensive moderne est génératrice de cancers, de
désertification et de réchauffement climatique.
L'Agriculture Biologique offre-t-elle réellement la possibilité de réduire
le réchauffement climatique?
Il faut se tourner vers les USA et le Rodale Research Center au coeur de la
Pennsylvannie pour obtenir une réponse étayée scientifiquement à cette
question. Le Rodale Research Center a mis en place en 1981 une expérimentation
portant sur 3 terrains cultivés le premier en agriculture conventionnelle
chimique, le second en agriculture biologique avec légumineuses et le
troisième en agriculture biologique avec fumier. Il a publié ses premiers
résultats au bout de 23 ans en 2003:
- aucune augmentation de carbone dans le sol du terrain en agriculture
chimique.
- une augmentation de carbone variant de 15 à 28 % dans les deux autres
terrains, la plus grande augmentation étant obtenue avec le fumier.
Le Rodale Research Center en déduit la capacité de fixer par année et par
hectare 3,7 tonnes de CO2. Et ce sans prendre en considération les réductions
en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs de
l'agriculture biologique que le Professeur David Pimentel estime à 63% des
besoins énergétiques de l'agriculture chimique.
Selon ces calculs, si la totalité de la surface agricole US, (à savoir 200
millions d'hectares) était reconvertie à l'agriculture biologique, cela
annulerait les émissions de CO2 de 158 millions d'automobiles US chaque
année.
La surface agricole française s'étend sur 33 millions d'hectares (à savoir
60 % du territoire), dont 62 % sont occupés par des terres arables et plus du
tiers par des superficies toujours en herbe.
Pour la France, selon ces mêmes données, la reconversion à l'agriculture
biologique des 20 millions d'hectares de terre arable générerait une
fixation de l'ordre de 74 millions de tonnes de CO2 alors que l'agriculture
conventionnelle et la sylviculture sont créditées actuellement d'une
émission de 86 millions de tonnes de CO2.
La British Royal Society a estimé que le 1,2 milliard d'hectares de terre
arable de la planète pouvait séquestrer de 6,1 à 10,1 milliard de tonnes de
CO2, à condition bien sûr de pratiquer des formes d"agriculture durable.
L'écrivain agricole Australien Grame Sait estime que "si nous pouvions
accroître de 1,6 % la matière organique sur les 8,5 % de la surface
planétaire qui est cultivée, nous pourrions séquestrer sans problème les
100 ppm supplémentaires de CO2 que l'humanité a libérés dans
l'atmosphère."
Quant au second gaz à effet de serre, le protoxyde d'azote ou N2O, nous
n'avons pas d'études précises permettant de chiffrer sa réduction par une
reconversion à l'agriculture biologique. Rappelons que ce gaz est généré
par l'épandage et le processus de dégradation dans les sols des engrais
azotés ainsi que par le tassement des sols lié à un travail du sol intense.
Quant au troisième gaz à effet de serre, le méthane, ou CH4, il est
généré par la fermentation entérique des ruminants et les fosses à lisier.
Nous serions enclins à remettre en question la consommation inconsidérée de
viande dans les pays occidentaux. La consommation de viande, au niveau
planétaire, rappelons-le, est passée de 44 millions de tonnes en 1950 à 265
millions de tonnes en 2005. Et cette tendance ne fait que s'amplifier.
Rappelons également qu’il faut, en agriculture intensive, près de 100 000
litres d'eau pour produire 1 kilo de viande de boeuf et que l'Amérique
latine est ruinée par la culture du soja transgénique pour produire de la
viande consommée par les nantis de la planète.
En conclusion, s'il est vrai que le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de
serre imputable à l'agriculture intensive, il reste que sa séquestration par
l'agriculture biologique permet non seulement de limiter le réchauffement
climatique mais accroît aussi de façon incroyable la fertilité des sols.
Nous ne pouvons pas développer cet aspect dans le cadre limité de cet article
mais nous pouvons d'ores et déjà renvoyer le lecteur à une technique
amazonienne connue sous le nom de Terra Preta, que l'antenne de Kokopelli a pu
expérimenter dans le sud de l'Inde avec des résultats spectaculaires et qui
permet de plus de "séquestrer" le carbone sur de très longues périodes de
temps.
On ne peut que remercier la FAO pour ses prises de position radicales quant à
la nécessité de reconvertir l'agriculture à des pratiques écologiques. Il
est vrai qu'il lui a fallu quelques dizaines d'années pour en arriver à
cette conclusion!
Les documents de travail que la FAO vient de publier lors de son congrès
international de mai 2007 sur l'Agriculture biologique constituent une base de
travail excellente pour toute institution désireuse sincèrement de mettre en
place une agriculture durable.
Nous ne doutons pas que le gouvernement de Messieurs Sarkozy-Juppé, dans le
cadre de sa révolution écologique, va se saisir de cette occasion unique
pour interdire de suite tous les pesticides, toutes les chimères génétiques,
tous les fertilisants de synthèse et promouvoir la reconversion de la totalité
de la surface cultivée française à des pratiques d'agriculture biologique.
Et pourquoi pas de promouvoir la protection de la biodiversité alimentaire, ce
qui permettrait à l'Association Kokopelli de respirer un peu et de ne plus
être harcelée de procès à répétition parce qu'elle distribue des
variétés anciennes non inscrites sur le catalogue national.
Dominique Guillet. Le 1er juin 2007.
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SOURCE : http://terresacree.org
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